[Couture] La marinière I am Milor de I am patterns

J’aime beaucoup les marinières. Pour moi, c’est le symbole du printemps, du renouveau et le signe que l’été arrive avec ses vacances au bord de l’eau ! C’est aussi un grand classique de la garde-robe féminine ET masculine ! Depuis le confinement et le tri drastique que j’avais fait de ma garde-robe, je la complète peu à peu de pièces classiques et intemporelles, comme la veste en jean, le trench, la marinière. J’agrémente mes tenues avec de petits accessoires et notamment des bijoux. Cela me permet de pouvoir composer beaucoup de tenues avec quelques pièces seulement. La marinière est une pièce que je n’avais plus depuis quelque temps dans mon vestiaire. Il était temps d’y remédier !

Pour réaliser mes deux marinières, j’ai choisi deux tissus à rayures, on ne peut plus traditionnels, l’un écru et bleu marine, l’autre bleu marine et blanc. Je les ai achetés à L’Atelier de la Création, une boutique du 14e arrondissement de Paris. Ils sont certifiés Oeko Tex et assez épais. Cette certification garantit que le tissu n’a pas été traité avec des produits nocifs.

Bien choisir sa taille

J’ai eu la bonne idée de ne couper qu’un seul tissu à la fois pour tester le patron. Selon le tableau des mesures, ma taille était le 42. Pas de surprise, c’est ma taille habituelle. Lorsque j’ai commencé à monter le vêtement, je me suis rendu compte que le vêtement était vraiment trop grand ! J’ai donc raccourci de plusieurs centimètres au montage. En comparant avec le patron du tee-shirt Plantain de Deer and Doe, ma taille pour ce vêtement était le 40 et non le 42 ! Les valeurs de couture sont comprises et sont de 1 cm. Certes, entre ces deux vêtements, la coupe est différente : le tee-shirt Plantain est assez ajusté et la marinière I am Milor est au contraire un vêtement ample mais dans le 42, je flottais vraiment !

Coudre du jersey

Ce vêtement est très simple à réaliser. Vous l’aurez fini en deux heures maximum. Par contre, coudre du jersey nécessite un peu de matériel spécifique : des aiguilles spéciales pour le jersey et une aiguille double, qui vous fera gagner du temps. Retrouvez tous mes conseils en cliquant ici.

Le raccord de motif

Qui dit « marinière », dit « tissu à rayures » et s’il y a des rayures, vous devrez forcément faire des raccords de motif notamment entre le dos et le devant, puis le devant et les manches. Pour cela, je vous conseille de ne pas suivre totalement le tutoriel. En effet, selon celui-ci, il faut assembler d’abord les épaules, puis la tête de manche et enfin fermer ensemble le côté de la manche et du vêtement. Si vous procédez ainsi, vous prenez le risque que les rayures de la manche ainsi que celle du devant et du dos ne soient pas alignées les uns avec les autres.

J’ai donc procédé autrement : j’ai cousu les épaules, les côtés du vêtement puis les côtés des manches en m’assurant que tout était bien aligné. Enfin, j’ai monté la manche au vêtement.

Pour aligner les rayures des manches aux rayures du devant, j’ai réalisé une manche dans un autre tissu et je l’ai cousue au point de bâti au vêtement. J’ai alors repéré à l’aide d’une aiguille le prolongement d’une rayure sur la manche. J’ai ensuite coupé la manche en conséquence.

Un col : deux options

Pour réaliser le col, deux options s’offrent à vous : un col avec un ourlet simple ou un col avec un biais. J’ai réalisé une marinière avec chacun des cols. Pour ma part, je préfère le col avec le biais car je trouve que cela ferme bien le vêtement. J’en profite pour vous parler des manches pour lesquelles vous avez aussi deux options : manches longues ou manches courtes.

Une broderie

Pour agrémenter cette pièce classique, j’ai fait le choix de réaliser une broderie au point de croix. C’est un point très facile à réaliser, en croix, comme son nom l’indique ! Vous pouvez télécharger les modèles en cliquant ici. Je les ai dessinés moi-même après quelques recherches sur le web. J’ai choisi de réaliser une ancre et une série de trois cabines que l’on trouve sur de nombreuses plages de France.

Pour cela, j’ai collé, sur l’endroit de mon vêtement, de la toile aïda soluble. J’ai ensuite réalisé ma broderie puis trempé mon vêtement dans de l’eau chaude qui a dissous la toile aïda. Attention, celle que j’ai utilisé était de 5,5 points pour 1 cm. Si vous utilisez un autre modèle, il faudra adapter votre dessin.

J’avoue être plus satisfaite de le seconde marinière que j’ai faite, même si j’ai bien rattrapé le coup pour la première. Lors d’un échange avec la marque, ces derniers m’ont précisé qu’en effet, la marinière I am Milor avait beaucoup d’aisance. En tout cas, à vous de voir ce qui vous plaît vraiment et d’ajuster le patron à votre goût. J’ai encore appris des choses en réalisant ce nouveau vêtement et je me suis fait plaisir ! C’est le plus important ! Comme quoi, même après dix ans de couture et un CAP, j’apprends toujours des choses. L’important est de ne pas se désespérer et d’aller au bout : persévérance ou obstination ? Dorénavant, pour un nouveau vêtement, je vérifierai la taille qu’il me faut avec un vêtement similaire avant de couper ! A bon entendeur, chers marins d’eau douce !

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