En ce printemps, je continue de visiter les expositions que je n’avais pas eu encore le temps de voir à cause de mes études et de l’échéance des examens. Après mon billet sur l’exposition Une journée au XVIIIe siècle, chronique d’un hôtel particulier, nous restons dans ce même siècle (décidément !) avec l’exposition du Palais Galliera, qui se termine dans un mois : La mode au XVIIIe siècle, un héritage fantasmé.
Cette exposition offre un point de vue intéressant sur ce siècle qui constitue une période assez étudiée dans l’histoire de la mode. Cet intérêt a, sans doute, pour origine l’effervescence créative de cette époque où le costume de cour, le « grand habit », se fait des plus somptueux et des plus exubérants. Mais le XVIIIe siècle est surtout le siècle où la silhouette féminine s’est transformée.
Après une première salle rappelant les particularités du costume masculin mais surtout du costume féminin, l’exposition fait comprendre aux visiteurs comment la mode de ce siècle a influencé celle des siècles suivants. Elle montre combien le Second Empire pose un regard nostalgique sur ce temps révolu. De plus, c’est au XIXe siècle, siècle des romantiques, que l’on redécouvre et consacre le peintre Watteau. Des artistes s’en inspirent dans leurs œuvres : estampes ou objets décoratifs.
Le XXe et le XXIe siècles ne sont pas non plus en reste. De nombreux créateurs (de Jeanne Lanvin à Karl Lagerfield) s’inspirent de cette esthétique et la mêle des éléments contemporains (le jersey, sweat, Lurex). On retrouve dans leurs créations des éléments caractéristiques du siècle des Lumières : plis plats, panier, décolletés, dentelles, rubans…





J’en profite pour faire un pont avec l’autre exposition du moment au Palais Galliera, Tisser, broder, sublimer, avec cette robe de Rei Kawakubo (Comme des garçons) réalisée pour sa collection « 18th Century Punk » où elle imagine le punk au XVIIIe siècle. Les volumes rappellent les paniers de la robe à la française. Je vous parlerai sans faute de cette exposition la semaine prochaine !
Pour finir avec l’exposition qui nous occupe aujourd’hui, je déplore le choix du rouge comme couleur principale d’une partie de l’exposition. J’ai eu du mal à me concentrer à cause de cela. Toutefois, cette exposition est très enrichissante pour ceux qui s’intéresse vraiment à ce domaine. En effet, les expositions sur la mode sont, en général, sur un·e créateur·trice, une technique ou une aire géographique. Elles replacent rarement l’objet dans l’histoire de la discipline. C’est ce qu’ont réussi à faire les commissaires de l’exposition avec pédagogie.
La mode au 18e siècle. Un héritage fantasmé
Du 14 mars au 12 juillet 2026
Palais Galliera
75016 Paris



