[Mes produits] Furoshiki, l’emballage-cadeau écoresponsable

Découvrez un nouveau produit dans la boutique : le furoshiki ! Ces carrés de tissus nous venant du Japon vous permettront d’emballer joliment vos cadeaux de Noël. Comme je l’ai écrit dans un précédent billet, la boutique fait peau neuve et vous ne trouverez maintenant que des produits pour vivre en mode zéro déchet. Le furoshiki est le premier d’entre eux.

Les furoshiki sont vendus par lots. Chaque lot comporte trois furoshiki de taille différentes. Vous trouverez pour le moment les lots suivants :

  • Lot 1 : 1 furoshiki de 50 x 50 cm, 1 furoshiki de 75 x 75 cm, 1 furoshiki de 95 x 95 cm [vendu]
  • Lot 2 et Lot 3 : 2 furoshiki de 50 x 50 cm, 1 furoshiki de 75 x 75 cm
  • Lot 4 : 3 furoshiki de 50 x 50 cm

D’autres lots devront être mis en vente bientôt.

Les furoshiki vendus dans la boutique seront tous en tissus d’origine végétale, en coton et en lin ; les tissus seront unis ou à motifs. J’ai choisi des motifs rappelant les origines japonaises de cet objet : les asahona (étoiles) ou encore le maneki-neko, qui est une statuette traditionnelle japonaise représentant un chat assis et levant la patte au niveau de l’oreille. Cette statuette, mise à la devanture des magasins, est sensée attirer la fortune. Ce chat est aussi appelé « chat porte-bonheur ».

Voici les furoshiki du lot 1 :

Voici les furoshiki du lot 2 :

Voici les furoshiki du lot 3 :

Voici les furoshiki du lot 4 :

Ces furoshiki vous permettront d’emballer joliment vos cadeaux de Noël et sont réutilisables à l’infini. Si vous souhaitez en savoir plus sur cet objet, je vous invite à lire la suite de ce billet. Si vous souhaitez voir les lots vendus dans la boutique, cliquez ici.

Les origines du furoshiki

Le terme « furoshiki » désigne à la fois le carré de tissu et les techniques de pliage et de nouage. Le furoshiki sert à la fois à emballer les cadeaux que l’on offre à ses proches et aussi au transport et au stockage d’objets. Tout est une question de taille, de couleurs et de motifs, comme nous le verrons un peu plus loin. Selon l’étymologie du mot, le terme « furo » signifie « le bain » et « shiki » « quelque chose à étaler ». Traditionnellement, ce carré de tissu était utilisé pour transporter ses affaires aux bains publics, qui ont constitué une part de la tradition japonaise pendant des siècles. Mais le furoshiki est apparu à l’époque Nara (710-794 ap. J.-C.) et portait un tout autre nom. Les époques se sont succédées et les appellations également.

Ce n’est qu’à l’époque Muromachi (1336-1573) qu’il prend le nom de « furoshiki » lorsque le shogun Ashikaga Yoshimitsu fit construire un grand bain dans sa résidence à Kyoto et y invitait de nombreux seigneurs qui utilisaient ce tissu au blason de leur famille pour éviter de mélanger les kimonos et autres effets personnels. A l’époque Edo (1603-1868), son usage se généralise pour les bains publics.

Mais avant cette époque, le furoshiki servait aux Japonais à transporter leurs affaires. L’instabilité politique était source de déplacements fréquents pour les familles, sans oublier, les pèlerinages qui obligeaient les Japonais à transporter aussi leurs biens. On voit d’ailleurs dans de nombreuses estampes des personnages représentés avec leurs affaires empaquetées sur leur dos. Les marchands les utilisaient également pour transporter et décorer leurs marchandises.

Un objet écologique

Après la Seconde Guerre Mondiale, le furoshiki est tombé en désuétude et l’utilisation des sacs en plastique s’est généralisé. Mais les Japonais (comme le monde entier) ont constaté que les sacs plastiques constituaient un véritable fléau causant la mort d’espèces animales, libérant des substances toxiques lors de leur incinération sans oublier la pollution visuelle. Rappelons que l’on utilise un sac plastique environ 20 min et qu’il met entre 100 et 400 ans à disparaître et que chaque année, ce sont plus de 500 milliards de sacs plastiques dans le monde qui sont ainsi jetés.

En 2006, la Ministre de l’Environnement Yuriko Koike a mené une campagne pour remettre aux goûts du jour l’utilisation du furoshiki. Le Ministère encourage toujours l’utilisation du furoshiki pour lutter contre la surconsommation de sacs plastiques. On trouve d’ailleurs sur le site du Ministère des tutoriels pour nouer le furoshiki. Les Japonais luttent ainsi contre le « Mottainai » qui désigne à la fois le malaise dû à un gaspillage matériel et ce gaspillage.

Avec un peu d’entraînement, utiliser un furoshiki devient un jeu d’enfant !

Ainsi le furoshiki s’inscrit parfaitement dans la politique des 3R : réduire, réutiliser, recycler. C’est donc un véritable geste écologique, puisqu’il est réutilisable à vie. Au Japon, le furoshiki de grand format est utilisé pour envelopper les futons d’hiver. Les jeunes filles l’utilisent aussi pour protéger le premier kimono qu’on leur offre, qui est un vêtement précieux, chargé d’histoire et de tradition. Les Japonais s’en servent également comme sac de courses pour les furoshiki de 90 ou 105 cm. Les furoshiki de 68 ou 75 cm servent généralement à emballer les bento pour le déjeuner, une bouteille ou des cadeaux. Les furoshiki de 50 cm sont utilisés pour emballer de petits cadeaux.

Un objet-cadeau emprunt de symbolisme

Comme beaucoup d’objets au Japon, l’utilisation du furoshiki est régi par des codes, notamment son utilisation pour emballer un cadeau car offrir un cadeau est un acte fort au Japon. Il existe un code précis pour le choix du tissu et ses couleurs. Le rouge et les couleurs claires sont généralement réservés aux événements heureux, tout comme les tissus soyeux ou brillants. A l’inverse, les couleurs foncées sont la marque des événements tristes, seuls le marron et le violet étant utilisables dans ce cas. Les motifs floraux et d’animaux sont aussi très prisés. Les saisons et les fêtes du calendrier ont également une grande influence. La fleur de cerisier symbolise le printemps, le lapin l’automne, la fleur de prunier et le chrysanthème l’hiver.

Là encore, au Japon, les conditions de restitution du tissu sont très ritualisées. Lorsque l’on offre un cadeau enveloppé dans un furoshiki, il y a alors deux solutions : soit reprendre le furoshiki pour le réutiliser à nouveau ; soit, et cela est l’idéal, le laisser au destinataire du présent qui l’utilisera à son tour et fera ainsi vivre cette tradition. C’est ainsi que l’art du furoshiki s’est propagé.

A noter qu’au Japon, le furoshiki change de nom selon l’objet ou la forme qu’il enveloppe :

  • Le « Hikkake-zutsumi » désigne un furoshiki enveloppant une boîte carrée ou rectangulaire
  • Le « Bin-zutsumi » si le tissu enveloppe une bouteille
  • Le « Suika-zutsumi » si l’objet emballé est de forme ronde

Objet traditionnel, écologique, utile et esthétique, le furoshiki est maintenant répandu en France. Il n’est pas forcément besoin de suivre un atelier pour apprendre à s’en servir. Il existe de nombreux tutoriels sur le web et de nombreuses vidéos pour vous apprendre à le nouer.

Démonstration de Madame Tanaka à l’Espace Japon (Paris 10)

Le furoshiki a ceci de pratique qu’il épouse parfaitement la forme de l’objet et l’on peut recommencer si cela ne nous convient pas, contrairement au papier cadeau que l’on est obligé de déchirer et de jeter alors. J’espère vous avoir convaincu de tenter l’expérience ! Rendez-vous sur la boutique pour voir les lots de furoshiki proposés.

Bibliographie et webographie

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