[Hanbok 2] Symbolique du vêtement coréen

Ce billet de blog est le second d’une série de billets consacrés au hanbok, le vêtement traditionnel coréen. Pour lire le premier billet, cliquez ici ; pour lire en pdf l’intégralité des billets, cliquez .

Comme dans toutes les cultures, le vêtement est un marqueur de statut social. La Corée et son vêtement traditionnel, le hanbok, n’en font pas exception. Il est le reflet de la culture et de la position sociale de celui ou celle qui le porte. De plus, il témoigne des valeurs de la société, et notamment pour le hanbok, des valeurs confucéennes. Se présenter correctement au monde montre son respect de la hiérarchie et de l’ordre établi, dans un souci d’harmonie. Ainsi, la pensée néo-confucianiste qui régit la société coréenne permet de comprendre que le choix des tissus et des couleurs sont des marqueurs de cette hiérarchie.

Création textile et condition féminine

À la fin de l’époque de Joseon, les femmes, surtout celles de la haute société, vivaient cachées. À l’intérieur de la maison, en effet, des appartements séparés des hommes leur étaient destinés. Les maisons de plain-pied avaient des quartiers pour les femmes et des quartiers des hommes. Selon la taille de la demeure, ils étaient séparés par des murets, des portes ou des jardins intérieurs. Dans les maisons des plus riches, les femmes vivaient dans plusieurs bâtiments séparés par des murs d’enceinte. Quand la cloche sonnait à 8h, elles sortaient en se couvrant. Les femmes de marchands et les paysannes avaient tout de même plus de liberté en la matière.

Amoureux au clair de lune, Shin Yun-bok dit Hyemon (vers 1758-après 1813), Domaine public, Source : Korean Culture.

En Corée, les relations entre les hommes et les femmes et plus largement entre les individus se comprennent que si l’on connaît le confucianisme. D’ailleurs, cette pensée influe encore dans la société coréenne à travers certaines facettes de la vie sociale : culte aux ancêtres, niveaux de langage, nationalisme important. Mais revenons aux origines du confucianisme et à son influence en Corée.


Confucius (551-479 av. J.-C.), philosophe chinois, est vu comme le premier « éducateur » de la Chine. De son enseignement est née une doctrine considérée comme une philosophie puis une morale d’État. Cette doctrine s’est répandue au Japon, en Corée au Vietnam et dans toute l’Asie du Sud-Est. En Occident, on le compare aux figures de Jésus ou encore de Platon. En Corée, le confucianisme s’impose surtout durant la dynastie de Joseon ; on l’appelle donc le néo-confucianisme. Même si la pensée confucéenne était déjà présente sur la péninsule, c’est, à ce moment-là, qu’elle devient idéologie d’État. De 1637 à 1876, la Corée, convoitée par des puissances étrangères, connaît une période d’isolationnisme. Le confucianisme est alors particulièrement sévère.

Cette morale repose sur des principes de respect des relations dans un souci d’ordre social. Les relations humaines sont alors définies comme suit :

  • La justice et la loyauté entre un sujet et un souverain ;
  • La pitié filiale entre un fils et son père ;
  • La séparation des devoirs entre l’homme et la femme ;
  • L’ordre entre l’aîné et le cadet ;
  • La confiance entre amis.

À l’image de l’ordre cosmologique, la vie sociale est harmonieuse et bien organisée dans la mesure où les relations humaines respectent les cinq vertus cardinales suivantes : étiquette, humanité, justice, loyauté et clémence.

En faisant du confucianisme une morale d’État, l’aristocratie observe des règles très strictes et influence les autres couches de la société. La sévérité de ces règles s’observe particulièrement dans les relations entre les hommes et les femmes. En Corée, il y a clairement deux Corées : celle des hommes et celle des femmes. Dans le confucianisme, une grande importance est donnée à la famille et à la relation homme-femme. L’homme est le yang et représente le ciel ; la femme est le yin et représente la terre.

Même si les femmes de la classe supérieure possèdent quelques rudiments d’enseignement pour lire les ouvrages didactiques afin d’être de parfaites épouses, l’univers de la femme est défini par le travail manuel. Elle réalise, en effet, les travaux liés au foyer et deviennent les servantes de leur père, de leur mari, de leur fils. Elles sont notamment en charge des travaux liés à l’art du fil : le filage, le tissage, la broderie et la confection des vêtements et des accessoires pour l’ensemble du foyer. À ces tâches s’ajoutent celle de l’entretien des vêtements qu’il s’agit de tremper, laver, battre, rincer et repasser. La confection et l’entretien des vêtements est très importante car ils constituent une partie essentielle de l’équipement domestique. Si les femmes devaient faire preuve de modestie à l’extérieur, c’est avec autorité qu’elles devaient tenir la maison où plusieurs générations vivaient. L’art du textile constituait pour elles un moyen d’expression. Les techniques, leur symbolique et leurs traditions se transmettaient de génération en génération.

Une catégorie de femmes échappe tout de même à ce cantonnement que la vie domestique représente : les courtisanes, appelées en coréen « gisaeng » (기생) à l’instar des Geishas au Japon. Ces courtisanes, expertes dans les arts et le divertissement, avaient de l’esprit et un style innovant. Bien que socialement marginalisées et victimes de préjugés, elles étaient le symbole d’une certaine liberté et furent considérées comme de véritables lanceuses de mode car elles n’étaient pas soumises aux mêmes règles que les autres femmes de la société. Dans leurs tenues, elles variaient les styles, les longueurs, les couleurs et les accessoires. Leur teint était, en effet, plus fardé, leurs tenues plus colorées, leurs coiffures plus excentriques. Nous en avons un témoignage grâce au grand peintre de genre de l’époque Joseon, Shin Yun-bok (vers 1758-après 1813), dit Hyemon. En représentant des sujets féminins, il réalisa le portrait de la beauté coréenne. Ses scènes de genre étaient entre autres des scènes urbaines, de loisirs et de relations amoureuses. Il porta sur les femmes un regard novateur pour son époque. Sous son pinceau, elles étaient alors représentées comme des sujets désirants, élégants et individualisés, et non plus seulement comme des archétypes vertueux. À travers un prisme masculin et transgressif, il peignait les femmes avec sensualité, modernité, ambiguïté et plus particulièrement les gisaeng qui sont restées dans l’imaginaire collectif. De nombreuses représentations contemporaines participent de cet héritage visuel autour de cette figure féminine. Les liens entre individus sont donc extrêmement codifiés et on le perçoit même dans le choix des tissus.

Un usage codifié des couleurs

Dès la période de Silla unifié (VIIe-Xe siècle), le choix des tissus est déterminé par sa place dans la société. En 834, le roi Hungdok publia une loi répartissant les textiles selon les classes sociales : la soie pour famille royale et les plus hauts dignitaires qui en portaient déjà dès l’époque des Trois Royaumes ; le chanvre, la laine et la ramie pour le peuple. 

Avant l’introduction du coton, le chanvre était la principale fibre utilisée pour la confection des vêtements par les gens du peuple. Il était récolté en été et les Coréens lui faisaient subir de nombreux traitements dont un bain dans la soude caustique pour obtenir sa couleur blanche caractéristique. De plus, la ramie était utilisée pour réaliser des vêtements. Son tissage était lâche et c’est la raison pour laquelle les vêtements en ramie étaient surtout portées durant les étés humides. Battus et amidonnés après le lavage, ils devenaient raides et brillants. L’introduction du coton au XIVe siècle par les Chinois donna l’occasion aux gens du peuple et des classes inférieures d’utiliser également ce tissu, plus facile d’entretien, pour confectionner leurs vêtements.

La haute société se paraît de vêtements en soie dont les tissages les plus fins étaient exclusivement portés à la cour et par les membres de l’élite. Il existait une grande variété de textures et de coupes selon les soies qui permettait de jouer alors avec la raideur ou la souplesse du tissu. Pendant l’hiver, ils portaient des vêtements matelassés et quiltés à la surface lisse et élégante. Certaines vestes pouvaient être bordées de fourrure. Toutefois, au quotidien, on adoptait des styles simples et les motifs étaient presque totalement absents, notamment dans le contexte d’austérité néo-confucéenne de la fin de la dynastie Joseon.

Les coiffures et les accessoires permettaient aussi d’afficher son statut social voire marital, notamment pour les femmes. Une femme célibataire nouait, par exemple, un ruban à sa tresse (댕기, « daenggi ») alors qu’une femme mariée portait un chignon bas fixé grâce à une pince à cheveux (비녀, « binyeo »). Les femmes coréennes apportaient un grand soin à leurs cheveux comme on le constate dans cette œuvre de Shin Yun-bok.

Paysage durant le festival Dano, Shin Yun-bok dit Hyemon (vers 1758-après 1813), Domaine public, Source : eMuseum.

Les femmes agrémentaient leur hanbok de « norigae » (노리개), un pendentif accroché sur le haut du hanbok. Cette parure faite de fines cordelettes où pouvait se trouver une minuscule boîte à parfum, un ornement de jade ou de corail, servant de porte-bonheur. Quant aux hommes, ils portaient une coiffe non seulement pour se protéger du soleil mais aussi pour indiquer leur statut social. Si les matières et les accessoires symbolisent son statut, les couleurs ont aussi une ou des significations précises.

La couleur dans le vêtement coréen

Les connaissances sur les vêtements viennent en partie des Uigwe (의궤). Il s’agit de la collection de livres décrivant en détail les cérémonies et les rituels de la cour de la dynastie de Joseon. Ces livres sont inscrits dans le programme Mémoire du monde de l’UNESCO. Mêlant textes et illustrations, ils relatent les événements importants de la dynastie et permettent d’en savoir plus sur les habitudes vestimentaires de cette époque. D’autres illustrations permirent de comprendre le détail des protocoles concernant la couleur des vêtements dont la signification change selon les événements. Il s’agit des banchado, peints uniquement pour les processions du roi ou de la famille royale qui avaient lieu dans le cadre des rituels royaux.

Quand on parle de couleurs en Corée, on parle des couleurs suivantes : bleu, blanc, rouge, noir et jaune. Ce spectre de couleurs est appelé en coréen « Obangsaek  » (오방색). On les retrouve dans l’aménagement du palais, l’architecture, l’alimentation et le habillement. Pour les Coréens, ces cinq couleurs symbolisent l’équilibre avec la nature. Les teintures étaient obtenues grâce à des plantes tinctoriales, renforçant ainsi le lien du vêtement et de la nature. À chaque couleur est associée une direction, un élément, une vertu, une saison et un nombre.

CouleurDirectionÉlémentVertuSaisonNombre
BleuEstBoisDiligencePrintemps8
RougeSudFeuPassionEté7
JauneCentreTerreRichesse72 jours5
BlancOuestMétalAbsence de propriétéAutomne9
NoirNordEauSagesseHiver6

On voit alors dans ce concept l’influence de la cosmologie chinoise, le noir et le blanc, symbolisant également le yin et le yang, l’ordre et le principe de l’univers. On constate donc son influence sur la vie quotidienne coréenne. 

Le tissu qui montre le plus cette influence est le « saekdong » (색동) qui est un tissu coloré fait de bandes de chacune de ces couleurs excepté le noir, couleur symbolisant l’obscurité, la nuit, la mort. On ajoute parfois au saekdong du vert irisé ou du rose fushia. Le terme « saekdong »  signifie littéralement en coréen « bandes colorées ». Ce tissu a été utilisé dès la période de Goryeo et était porté par les enfants âgés entre 1 et 7 ans. On le retrouve sur les manches du jeogori (la veste du hanbok) et du durumagi (un pardessus). Là encore, ce tissu varie en fonction du sexe et du rang social mais il met en tous les cas en valeur la diversité et l’harmonie des couleurs car il représente pour les coréens l’harmonie la plus parfaite des cinq couleurs. Elle possède une force magique qui permet la longévité et l’entente entre toutes les créatures de l’univers et apporterait bonheur et bien-être. Ce tissu coloré est réservé aux événements heureux : mariage, premier anniversaire, Nouvel An.

On voit alors dans ce concept l’influence de la cosmologie chinoise, le noir et le blanc, symbolisant également le yin et le yang, l’ordre et le principe de l’univers. On constate donc son influence sur la vie quotidienne coréenne. Le tissu qui montre le plus cette influence est le « saekdong » (색동) qui est un tissu coloré fait de bandes de chacune de ces couleurs excepté le noir, couleur symbolisant l’obscurité, la nuit, la mort. On ajoute parfois au saekdong du vert irisé ou du rose fushia. Le terme « saekdong » signifie littéralement en coréen « bandes colorées ». Ce tissu a été utilisé dès la période de Goryeo et était porté par les enfants âgés entre 1 et 7 ans. On le retrouve sur les manches du jeogori (la veste du hanbok) et du durumagi (un pardessus). Là encore, ce tissu varie en fonction du sexe et du rang social mais il met en tous les cas en valeur la diversité et l’harmonie des couleurs car il représente pour les coréens l’harmonie la plus parfaite des cinq couleurs. Elle possède une force magique qui permet la longévité et l’entente entre toutes les créatures de l’univers et apporterait bonheur et bien-être. Ce tissu coloré est réservé aux événements heureux : mariage, premier anniversaire, Nouvel An.

Veste de fille en saekdong, Corée, vers 1930-1939, Victoria and Albert Museum, FE.541-2022.

L’influence du confucianisme se fait sentir aussi sur les habits de deuil. À la fin du XIXe siècle, les Européens arrivés en Corée décrivirent, dans leurs récits de voyage, ce pays comme le « pays des gens vêtus de blanc ». En réalité, les habits présentaient des nuances de gris, de bleu pâle et de beige. Ils étaient en réalité des habits de deuil. En effet, à
l’époque de Joseon, les règles concernant le deuil étaient très strictes. Ce peuple, décrit comme un peuple singulier vêtu de blanc, portait donc des vêtements grossiers non teinté durant leurs périodes de deuil qui durait un an. Le deuil n’était pas seulement réservé à pleurer un proche. Lorsqu’un membre de la famille royale mourait, c’est tout le peuple coréen qui revêtait des habits blancs. Comme nous l’avons vu précédemment, la société coréenne est très hiérarchisée. Cet
aspect se retrouve également dans les codes vestimentaires et dans l’utilisation des couleurs. Selon son statut social, on porte certaines couleurs et d’autres sont interdites, plus spécifiquement aux basses classes de la société. Pour les gens du peuple, le vêtement quotidien est grossièrement cousu sans souci du détail. Les couleurs de ces vêtements du quotidien sont douces et neutres. Il y avait donc un fort contraste entre les tons clairs des habits de tous les jours des gens du peuple et les habits fins et splendides de la cour.

Comme nous l’avons vu précédemment, la société coréenne est très hiérarchisée. Cet aspect se retrouve également dans les codes vestimentaires et dans l’utilisation des couleurs. Selon son statut social, on porte certaines couleurs et d’autres sont interdites, plus spécifiquement aux basses classes de la société. Pour les gens du peuple, le vêtement quotidien est grossièrement cousu sans souci du détail. Les couleurs de ces vêtements du quotidien sont douces et neutres. Il y avait donc un fort contraste entre les tons clairs des habits de tous les jours des gens du peuple et les habits fins et splendides de la cour. 

De plus, le membres de l’élite se distinguaient par leur maintien et un code vestimentaire régi par des lois somptuaires pour le vêtement de cour et le vêtement civil. Certaines couleurs des costumes de cour pour fonctionnaires étaient limitées et l’emploi de certaines finitions était interdit. Sous la pression constante des cercles aisés et de haute naissance, ces lois étaient régulièrement revues et ajustées afin qu’ils puissent adopter des signes extérieurs de leur statut de noble (comme le port de certaines couleurs ou styles particuliers de vêtements). 

Le bleu, couleur de l’intégrité et de l’honnêteté est une couleur utilisée uniquement dans les vêtements masculins selon la tradition coréenne. C’est la couleur du ciel, de l’océan et de l’eau. Elle a donc un rôle important dans la cosmologie orientale. Correspond à l’Est, elle représente aussi le lever du soleil, la luminosité et la clarté. Le bleu est porté par les grands lettrés et les hauts fonctionnaires surnommés « cheongujisa », signifiant « hommes bleus comme le nuage ». Par conséquent, c’est également la couleur de la jeunesse et de l’ambition. Cette couleur était également utilisée pour les chima comme on le voit dans des représentations de l’époque de Joseon.

Robe de cour, Corée, 1880-1910, Victoria and Albert Museum, T.196-1920.

Le rouge est la couleur du dynamisme et du désir. La jupe (« chima ») est souvent rouge, masquant ou dévoilant la silhouette, c’est la partie la plus mouvante et flexible du hanbok contrairement à la veste (« jeogori »). La chima rouge est portée le plus souvent par les jeunes mariées. Cette couleur est donc aussi le symbole de la jeunesse et de la passion. Selon les croyances chamaniques et populaires, la couleur rouge est bienfaisante car elle permet de chasser les mauvais esprits et malheurs. Le jour de leur mariage, les jeunes mariées dessinent d’ailleurs un point rouge sur le front et un sur chaque joue. C’est enfin aussi la couleur qui a le plus d’énergie masculine : le yang.

Le jaune est la couleur de la dignité et de la noblesse. Elle se trouve au centre de l’obangsaek et est assimilée à la terre et l’abondance. Portée par les empereurs, elle symbolise la majesté. Tout comme le rouge, le jaune était uniquement porté par le roi, la reine (l’épouse principale) et les femmes de la famille royale.  

Le blanc est la couleur de la sacralité et de la pureté. Son usage favorise le bon présage. Il est associé à la beauté suprême, la noblesse, la pureté, la clarté et la sacralité.

Le noir est la couleur de la sagesse et de la résilience. Correspondant à l’eau, c’est aussi la couleur du yin. Couleur considérée comme basse et froide, elle possède une signification négative : obscurité et mort. C’est la couleur du myeonbak, la tenue de cérémonie portée par le roi dont le noir est un noir profond et lointain. Seul le roi peut porter un habit de cette couleur noble. C’est également la couleur de la sagesse rassemblant passé et présent.

Concernant le hanbok, la tendance est de porter une veste de couleur claire et une jupe de couleur plus foncée ; les deux sont parfois de la même couleur. Ainsi, une femme mariée portait une veste blanche et une jupe bleu indigo à l’époque de Joseon. Les couleurs sont en tout cas combinées de manière harmonieuse. On retrouve d’autres couleurs comme le rose pâle, le rose vif, le jaune moutarde, le jaune citron, la lie-de-vin, la lilas, le vert lime ou olive et des bleus pâles. C’est notamment le cas dans les peintures de genre de Shin Yun-bok dont les œuvres montrent sa grande maîtrise des cinq couleurs. Une bande pourpre au col signifie que la femme est mariée et si les poignets du vêtement sont bleu, cela signifie qu’elle a un fils.

Les hommes portent le « durumagi », un long manteau porté par-dessus la veste et le pantalon. La couleur et la coupe pouvaient varier selon le statut mais par principe, pour les vieux érudits confucianistes, il était blanc avec une large bande noir de col aux poignets et le long de la couture. On portait d’autres couleurs selon la période de l’année et l’étiquette de l’occasion à laquelle on participait. 

La société coréenne actuelle est encore très imprégnée de  confucianisme. Même si certains designers actuels introduisent dans leurs créations des éléments modernes, on retrouve encore cette influence.

Bibliographie

Bettinelli, Claire, Trinquet-Soléry, Claire, K-Beauty : beauté coréenne, histoire d’un phénomène, Lettonie, Éditions de La Martinière, 2026 [Catalogue de l’exposition : K-Beauty : beauté coréenne, histoire d’un phénomène, Musée national des arts asiatiques-Guimet, du 18 mars au 6 juillet 2026].

Huh, Dong-Hwa, Musée royal de Mariemont, Museum of Korean embroidery. Couleurs des quatre saisons : costumes et pojagi de Corée à l’époque Chosŏn, Morlanwelz-Mariemont, Musée royal de Mariemont, 1996,[Catalogue de l’exposition : Couleurs des quatre saisons : costumes et pojagi de Corée à l’époque Chosŏn, Musée royal de Mariemont, du 20 septembre au 8 décembre 1996,  Morlanwelz, traduit par Catherine Talon-Noppe et Bie Van Gucht].

Jaulmes, Delphine, Muller Alexia, Fourmeau, Camille et Maurus, Patrick, Quelque chose de Corée du Nord, Quelque chose de, Nanika. Paris, 2022.

Kim, Hong-gi, Colin A. Mouat, K-Fashion : Wearing a New Future, Korean Culture, No 7, Korean Culture and Information Service (KOCIS), 2012.

Makariou, Sophie, Gascuel, Hélène, L’étoffe des rêves de Lee Young-hee : Séoul-Paris, Éditions de La Martinière, Paris, 2019, [Catalogue de l’exposition : L’étoffe des rêves de Lee Young-hee : Séoul-Paris, Musée national des arts asiatiques-Guimet, Paris, du 4 décembre 2019 au 9 mars 2020].

McKillop, Beth, Ian Thomas, Yapp, Patrick,  Korean Art and Design : The Samsung Gallery of Korean Art, Victoria & Albert Museum, Londres, 1992.

Musée des Arts décoratifs, Korea now ! Craft, design, craft, graphisme, mode, Paris, Musée des Arts décoratifs, [Catalogue de l’exposition : Korea now ! Craft, design, craft, graphisme, mode, Paris, Musée des arts décoratifs, du 19 septembre 2015 au 3 janvier 2016].

Pineda-Kim, Dianne. Little book of Séoul style : l’histoire d’une capitale de la mode, Little book of, Éditions Place des Victoires, Paris, 2024. Samuel, Aurélie, Musée national des Arts asisatiques-Guimet, Intérieur coréen : œuvres de In-Sook Son, Gand, Snoeck ; Paris, Musée national des Arts asiatiques-Guimet, 2015, [Catalogue de l’exposition : Intérieur coréen : œuvres de In-Sook Son, Musée national des arts asiatiques-Guimet, Paris, du 18 septembre 2015 au 14 mars 2016].

Sitographie

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Wikipédia. « Confucius  ». 28 juin 2026. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Confucius&oldid=237411887.

Wikipédia. « Corée  ». 10 juin 2026. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Cor%C3%A9e&oldid=236927710.

Wikipédia. « Goryeo  ». 26 mai 2026. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Goryeo&oldid=236543279.

Wikipédia. « Guerre de Corée  ». 11 mai 2026. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Guerre_de_Cor%C3%A9e&oldid=236106210.

Wikipédia. « Hanbok  ». 15 mars 2026. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Hanbok&oldid=234106655.

Wikipédia. « Période de Silla unifié  ». 5 février 2026. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=P%C3%A9riode_de_Silla_unifi%C3%A9&oldid=233047225.

Wikipédia. « Période Joseon  ». 15 juin 2026. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=P%C3%A9riode_Joseon&oldid=237076629.

Wikipédia. « Quatre commanderies  ». 12 novembre 2024. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Quatre_commanderies&oldid=220245600.

Wikipédia. « Taejo de Goryeo (Wang Geon)  ». 23 mars 2026. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Taejo_de_Goryeo_(Wang_Geon)&oldid=234368321.

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